Chavouot
Religion
Publié le 10 mai 2026
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Chavouot (en hébreu : שבועות, Shavouot « semaines » ; en grec : πεντηκόστη ἡμέρα / Pentêkostề hêméra, « cinquantième jour »), appelée parfois en français « Pentecôte », est l’une des trois fêtes de pèlerinage du judaïsme, prescrites par la Bible, au cours de laquelle on célèbre le début de la saison de la moisson du blé et, dans la tradition rabbinique, le don de la Torah sur le mont Sinaï.
Elle a lieu au terme du décompte de l’omer, le 6e jour du mois juif de sivan (correspondant, selon les années, au mois de mai ou juin dans le calendrier grégorien). Elle dure deux jours en diaspora mais un seul en terre d’Israël (et dans le judaïsme réformé).
Chavouot dans les sources juives
Dans les livres de la période biblique Chavouot est mentionnée pour la première fois comme la « fête de la moisson » faisant suite à la fête des azymes et précédant la fête de la récolte dans le cycle agricole annuel. Il est prescrit aux hommes de présenter en ce jour les prémices de la terre devant la maison de Dieu. Elle est, pour cette raison, également connue comme « jour des prémices ».
Découpage de papier coloré dans une technique mixte représentant des symboles liés au judaïsme et à la nature. L’inscription se lit: « Jom Chag Ha Schawuot ha se ». Dans la collection du Musée juif de Suisse.
De ces trois fêtes, la « fête des semaines » est la seule à ne pas être définie par une date précise du calendrier mais par sa relation à la fête des azymes : au « lendemain du chabbat », un omer doit être prélevé sur les prémices de la nouvelle récolte d’orge et être offerte au prêtre ; à dater du jour de cette offrande, sept semaines entières doivent être comptées, au terme desquelles une « oblation nouvelle », consistant en deux miches provenant de la nouvelle récolte de blé et cuites à pâte levée, est offerte sur l’autel pour y être balancée. Cette offrande nouvelle s’accompagne d’offrandes animales, oblations et libations supplémentaires, et le jour où elle est effectuée est saint ; les « œuvres serviles » y sont proscrites.
Le jour doit en outre donner lieu, après que les enfants d’Israël ont pris possession du pays, à une réjouissance collective, au cours de laquelle les « prémices de ton labeur que tu as cultivé dans ton champ » sont remis au prêtre. Cette offrande n’incombe pas à la communauté, c’est « un tribut d’une offrande de ta main en toute liberté » grâce à laquelle « tu te réjouiras devant H’ ton Dieu, toi, ton fils, ta fille, … le Lévite qui réside dans tes portes, l’étranger, l’orphelin et la veuve ».
La fête est assez peu évoquée dans la littérature prophétique. Le chroniqueur assure cependant que Salomon réalisait des offrandes « en se conformant au rite de chaque jour, il les offrait, selon les prescriptions de Moïse, les jours du chabbat et des néoménies et aux fêtes qui se suivent trois fois par an, à la fête des Azymes, à la fête des Semaines et à la fête des Tabernacles ».
Elle apparaît également dans la littérature deutérocanonique, comme un jour de joie devenu jour de peine pour Tobie et les Maccabées interrompent provisoirement leur lutte pour l’observer.
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