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SONIA RYKIEL

Personnalités

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Yves Sokol – Facebook

Sonia Rykiel, née Flis à Paris en 1930, est issue d’une famille d’émigrés juifs d’Europe de l’Est ; sa mère, Fanny Tesler, est d’origine russe, son père Alfred Flis, d’origine roumaine.

Adolescente, elle décore des vitrines de magasin, s’attirant les félicitations du peintre Matisse, mais ses véritables débuts datent de 1962, lorsqu’elle entreprend de commercialiser ses tricots chez Laura, la boutique de son mari, Sam Rykiel, 104 avenue du Général-Leclerc dans le XIVe arrondissement de Paris.

Sonia Rykiel ne sait ni tricoter, ni coudre, pas même un bouton, mais elle sait parfaitement quel vêtement elle veut obtenir.

Fabriqué en Italie d’après ses dessins et selon ses instructions précises, son premier pull noir, baptisé Fanny, du prénom de sa mère, est un énorme succès et fait la couverture du magasine ELLE.

Puis, suite à son divorce qui l’oblige à subvenir à ses besoins, elle ouvre sa propre boutique au 6, rue de Grenelle en mai 1968.

On doit à cette reine incontestée de la maille les coutures à l’envers, le pas d’ourlet, le pas doublé .

Elle propose un style bohême et décontracté mais élégant, qu’elle qualifie de « démode », soutenant que les femmes ne doivent pas se soumettre à la mode mais suivre leur propre goût .

Cinq ans plus tard, elle est élue vice-présidente de la Chambre syndicale du prêt-à-porter à Paris, responsabilité qu’elle exerce durant vingt ans.

À partir des années 1970 elle ouvre successivement plusieurs succursales, en France et à l’étranger.

En 1977, elle est le premier créateur à proposer du stylisme par correspondance, via le catalogue des 3 Suisses, offrant la mode au plus grand nombre. Elle diversifie sa marque en vendant des accessoires à partir de 1978 puis en proposant des lignes pour enfant en 1986 et pour homme en 1990 ;

Son parfum 7e Sens, lancé en 1978, est le premier d’une gamme.

Elle travaille en famille (sœur, fille et gendre) et c’est aujourd’hui sa fille, Nathalie Rykiel, qui dirige l’entreprise.

Sonia Rykiel ne limite d’ailleurs pas ses activités à la mode. Il faut signaler, entre autres, la publication de son premier roman Et je la voudrais nue en 1979 puis des Lèvres rouges, en 1994 ; elle inspire à Robert Altman, en 1994, le personnage principal de son film Prêt-à-porter, interprété par Anouk Aimée, et y fait une apparition.

Elle crée également des costumes pour le théâtre : pour Amok, en 1997, La Chambre bleue, en 1999 et Les Dix commandements en 2000.

Elle subventionne enfin discrètement quelques projets sociaux en Israël, et appartient au comité de soutien du mouvement féminin pour la paix Bat Shalom

Elle se sait atteinte de la maladie de Parkinson depuis la fin des années 1990. Elle aborde publiquement ce sujet pour la première fois en 2012 dans un livre N’oubliez pas que je joue17, écrit en collaboration avec la journaliste Judith Perrignon.

Elle meurt le 25 août 2016 à l’âge de 86 ans, des suites de cette maladie19.

Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse à Paris.

LE 29 SEPTEMBRE 2018, LA VILLE DE PARIS RENOMME UNE PARTIE DU BOULEVARD RASPAIL, ENTRE LA RUE DE SEVRES ET LA RUE DE RENNES, « ALLEE SONIA-RYKIEL ». ELLE DEVIENT ALORS LA PREMIERE CREATRICE DE MODE A DONNER SON NOM A UNE RUE DE PARIS


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