Jan Koum, fondateur de WhatsApp, fait un don de 200 millions de dollars au centre médical Shaare Zedek de Jérusalem.
Société
Publié le 8 mai 2026
Jan Koum, fondateur de WhatsApp, a fait un don d’environ 200 millions de dollars au centre médical Shaare Zedek, un geste qui s’annonce comme un tournant majeur dans l’histoire du système de santé israélien. Ce don, effectué par le biais de la Fondation familiale Koum, est destiné à la construction d’une nouvelle tour hospitalière à Jérusalem, qui comprendra également des logements pour le personnel médical. Il devrait permettre une expansion considérable de l’hôpital, qui compte actuellement environ 1 000 lits.
Selon des sources au sein du système de santé, le projet de construction de la tour est actuellement examiné en priorité par les services d’urbanisme de la ville, car il est considéré comme un projet d’importance nationale pour le système hospitalier de Jérusalem et d’Israël en général. S’il est mené à bien, cet investissement devrait transformer en profondeur le champ d’action de Shaare Zedek et renforcer sa position parmi les principaux centres médicaux d’Israël.
Il s’agit du plus important don jamais accordé au système de santé israélien, dépassant ainsi le don effectué en 2025 par Anat et Shmuel Harlap à l’hôpital Beilinson, qui s’élevait à environ 180 millions de dollars. Au-delà de son ampleur financière exceptionnelle, ce don témoigne d’une tendance plus large : l’afflux de capitaux philanthropiques privés, provenant principalement de la communauté juive américaine, pour financer les infrastructures médicales à une échelle qui relevait auparavant de la responsabilité de l’État.
Ces dernières années, les hôpitaux sont devenus de plus en plus dépendants des capitaux privés pour leur expansion et le développement de leurs infrastructures. Dans le cas de Shaare Zedek, hôpital indépendant non affilié à un organisme de santé, le financement philanthropique joue un rôle central dans sa croissance et son développement. Selon des sources du secteur, ce don illustre le fossé grandissant entre les institutions qui parviennent à attirer d’importants capitaux privés et les hôpitaux qui dépendent presque entièrement des budgets de l’État.
Pour l’instant, le centre médical Shaare Zedek n’a pas souhaité commenter les détails de cette opération.
