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Faux — « Les Juifs européens ne sont pas vraiment juifs »

Société

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The Nation of Israel Lives (lien vers l’article en anglais en bas de page)

Cette affirmation est ridicule. Ceux qui disent cela ne connaissent manifestement ni les Juifs européens, ni leur histoire, ni leur culture.

👉 Le calendrier hébraïque
Les Juifs vivant en Europe suivaient le calendrier hébraïque développé à Babylone au VIe siècle avant notre ère. Les mois étaient : Nissan, Iyar, Sivan, Tammouz, Av, Eloul, Tishri, Heshvan, Kislev, Tévet, Shevat, Adar. Ces noms de mois apparaissent sur des pierres tombales, des actes de mariage et divers registres communautaires. Des personnes « venues d’Europe » n’utiliseraient pas un calendrier hébraïque levantin.

👉 Le yiddish — écrit en lettres hébraïques
La langue qu’ils parlaient était écrite en lettres hébraïques. Le yiddish était une langue d’exil intégrant des mots issus des différentes langues parlées là où vivaient les communautés juives, mais le dénominateur commun était l’écriture en caractères hébraïques — les mêmes lettres utilisées par les Juifs à l’époque de la destruction du Second Temple. Pourquoi des « Européens » n’auraient-ils pas utilisé l’alphabet latin ?

👉 Les noms
Pendant la majeure partie des 2 000 ans d’exil, les Juifs n’avaient pas de noms de famille. Ils étaient désignés par leur prénom, suivi de ben (« fils de ») ou bat (« fille de »), puis du nom du père. Ce n’est qu’il y a environ 200 à 300 ans que les gouvernements européens les ont contraints à adopter des noms de famille européens pour des raisons administratives et fiscales. Ces noms étaient souvent une traduction du nom hébreu, le nom de la ville d’origine ou le métier exercé.

👉 Jérusalem
Un motif récurrent tout au long de l’exil est le désir de retourner à Sion. On le retrouve dans la formule de Pessa’h : « L’an prochain à Jérusalem », dans la coutume de briser un verre lors des mariages en disant : « Jérusalem, si je t’oublie, que ma droite m’oublie », ainsi que dans les prières évoquant Jérusalem, comme : « Que nos yeux voient Ton retour à Sion ». Le rabbin Yehouda HaLévi écrivait déjà en Espagne, au début du XIIe siècle, sur son aspiration à Jérusalem.

👉 Le talit
Ils priaient avec le même talit que leurs ancêtres utilisaient dans le Temple juif de Jérusalem avant sa destruction par les Romains. Les mêmes Écritures. Les mêmes téfilines. Les mêmes mezouzot sur leurs portes. Comment des Européens auraient-ils pu inventer tout cela ?

👉 La vie juive
Ils observaient les mêmes fêtes religieuses, mangeaient casher, respectaient le Shabbat, étudiaient la Bible hébraïque avec passion et dévouement, et récitaient les mêmes prières.

👉 L’ADN
Les recherches montrent que les Juifs ashkénazes possèdent un héritage génétique levantin. On peut consulter les travaux de chercheurs comme Harry Ostrer, Doron Behar, Michael Hammer, Karl Skorecki, Antonio Torroni et David Goldstein. C’est un sujet absolument fascinant.

En résumé :
Qualifier les Juifs européens de « faux Juifs », d’imposteurs ou de non-juifs revient simplement à reprendre d’anciens stéréotypes antisémites. C’est une manière de continuer à attaquer le peuple juif, même aujourd’hui, alors qu’il possède un État souverain fort et n’est plus un citoyen humilié de seconde zone.

Nous sommes revenus sur notre terre nationale, et notre identité est aussi forte qu’elle l’a été depuis des millénaires.

Lien vers l’article : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=122174419130852156&set=a.122135528228852156&type=3


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