Faire un don / Payer sa cotisation

Faites un don ou payer votre cotisation à la MCI

Notre communauté à besoin de vous. Votre soutien nous permet de faire vivre la Maison Communautaire Israélite.

Boy George

Société

theme_actu-en-avt_icn-like theme_actu-en-avt_icn-like Aimer l'article

Melissa Steinberg Brodsky – Facebook (traduit de l’anglais)

Il existe actuellement un serment de fidélité invisible dans la vie culturelle et politique, et ses termes sont simples : pour appartenir au « bon groupe », on attend de vous que vous rentriez dans le rang, que vous adoptiez les éléments de langage à la mode et que vous deveniez un dénonciateur virulent de l’AIPAC, antisioniste et haineux envers les Juifs. Si vous refusez, la sanction est rapide, publique et absolue.

Il suffit de regarder le retour de bâton auquel fait face Boy George en raison de son nouveau morceau aux accents reggae, We Will Dance Again (Od Nirkod). Écrite en réponse directe aux attaques du Hamas du 7 octobre contre le festival de musique Nova, la chanson ne se cache pas derrière un langage diplomatique. Elle est brute, directe et sans concession.

Il n’a pas mâché ses mots : « Vous dites génocide, je dis guerre / Quand on vous attaque, l’armée sert à ça. » Et la phrase qui a provoqué la plus violente hystérie sur Internet : « Si jamais vous hésitez, moi je suis aux côtés des Juifs. »

La réaction a été immédiate. Le lynchage en ligne a été impitoyable, et les répercussions professionnelles n’ont pas tardé à suivre, culminant avec sa décision de se retirer d’une prochaine production de Jesus Christ Superstar au West End, au London Palladium.

Soyons honnêtes sur ce dont nous sommes témoins. Domaines confondus — qu’il s’agisse d’auteurs, d’acteurs, d’hommes politiques ou de musiciens —, quiconque prend publiquement parti pour les Juifs fait face au doxxing, à la cancellation, voire pire.

Dans les espaces créatifs et politiques d’aujourd’hui, des individus prennent chaque jour des positions provocatrices et agressives — particulièrement contre Israël — sans subir la moindre ruine professionnelle. Ils sont régulièrement encensés et célébrés pour leur « courage ».

Pourtant, dès que quelqu’un sort de cette ligne idéologique prescrite pour condamner le terrorisme de masse contre les Juifs et défendre le droit d’Israël à exister, les règles changent du tout au tout. L’indignation n’est pas mesurée ; elle est coordonnée. Le but n’est pas le débat ; c’est l’anéantissement professionnel.

Boy George n’est pas juif, et il n’avait certainement pas besoin de ces ennuis. Il a écrit cette chanson parce qu’il a ressenti une obligation humaine viscérale d’y répondre. Comme il le soutient dans le morceau, il ne se sent pas courageux… il ressent juste le besoin de se comporter comme un être humain face à une cruauté innommable.

Cela met à nu l’hypocrisie révoltante d’une industrie qui prône la tolérance tout en exigeant un conformisme idéologique absolu. La cancel culture n’est pas morte. Elle est bien vivante et férocement sélective, prête à bondir sur quiconque est assez audacieux pour suggérer que — quelle audace ! — les lives des Juifs comptent aussi.


0

0

Partager l'article :