Faire un don / Payer sa cotisation

Faites un don ou payer votre cotisation à la MCI

Notre communauté à besoin de vous. Votre soutien nous permet de faire vivre la Maison Communautaire Israélite.

Vladimir Jabotinsky

Personnalités

theme_actu-en-avt_icn-like theme_actu-en-avt_icn-like Aimer l'article

Wikipedia (lien vers l’article intégral en fin de page)

Vladimir Ze’ev Jabotinsky (en russe : Владимир Евгеньевич Жаботинский, Vladimir Ievguéniévitch Jabotinski ; en hébreu : זְאֵב זַ׳בּוֹטִינְסְקִי, Ze’ev Žabotinski), né le 18 octobre 1880 (30 octobre dans le calendrier grégorien) à Odessa, dans le gouvernement de Kherson de l’Empire russe (aujourd’hui en Ukraine) et mort le 4 août 1940, à Hunter, village de l’État de New York aux États-Unis, est le fondateur de la Légion juive combattant l’Empire ottoman aux côtés du Royaume-Uni durant la Première Guerre mondiale, et un chef de file du mouvement sioniste.

Il crée en 1925 le Parti révisionniste, principal parti sioniste qui réclame un État binational juif et arabe sur les deux rives du fleuve Jourdain, intégrant aussi la Transjordanie, actuelle Jordanie.

En opposition avec la gauche qui domine alors le mouvement sioniste, lui et son parti quittent l’Organisation sioniste mondiale en 1935.

Il sera le principal inspirateur politique de l’organisation combattante clandestine sioniste, l’Irgoun.

Jeunesse
Odessa était l’un des principaux ports de l’Empire russe et un important foyer de la culture juive ashkénaze, décrite par Isaac Babel. Jabotinsky y reçoit un enseignement religieux durant son enfance, mais s’éloigne vite du judaïsme orthodoxe, qu’il considère insuffisamment critique.

Après des études de droit en Italie et en Suisse, il devient journaliste sous le nom de plume d’« Altalena », travaillant pour des journaux en langue russe, puis en yiddish, et plus tard en hébreu.

Il rejoint le mouvement sioniste peu après le pogrom de Kichinev en 1903. La même année, il est élu au 6e congrès sioniste. Il acquiert rapidement la réputation d’un brillant orateur, et s’impose comme un des leaders du mouvement. Il se met à l’hébreu moderne, et organise des unités destinées à répondre aux pogroms qui sévissent alors en Russie.

De ses études en Italie, Jabotinsky gardera une forte admiration pour le nationalisme italien du risorgimento (unité italienne). Parmi ses héros, on trouve donc Giuseppe Garibaldi, Giuseppe Giusti et le poète Giacomo Leopardi. Il exprime en revanche une forte antipathie pour les leaders charismatiques pratiquant le culte de la personnalité, dont Mussolini.

La Première Guerre mondiale et la légion juive
Durant la Première Guerre mondiale, Jabotinsky considère que les Juifs doivent aider les Britanniques à s’emparer de la Palestine, alors territoire ottoman, dans l’espoir que le Royaume-Uni favorisera l’établissement d’un « foyer national juif » dans cette région. Il conçoit alors l’idée d’une force militaire juive, la Légion juive.

Celle-ci n’existera jamais officiellement. Début 1915, Jabotinsky et Joseph Trumpeldor parviennent à convaincre les Britanniques de former le corps des muletiers de Sion. Cette unité de 562 hommes se distingue à la bataille de Gallipoli, sous les ordres du lieutenant-colonel Patterson, avant d’être dissoute fin 1915.

Après une intense activité de Jabotinsky, les Britanniques acceptent en 1917 la formation de plusieurs unités juives : les 38e, 39e et 40e bataillons (dans lesquels se battra également David Ben Gourion). Jabotinsky obtient le grade de lieutenant. Les unités juives ne seront engagées que quelques mois avant la fin de la guerre, à partir de la fin 1917. À cette date, une bonne partie de la Palestine est déjà tombée aux mains des Britanniques.

Jabotinsky lui-même se bat contre les Ottomans dans la vallée du Jourdain en 1918.

Entre décembre 1918 et décembre 1919, les Britanniques, reniant la déclaration Balfour de 1917, dissolvent ces unités (5 000 hommes à cette date), à la grande fureur de Jabotinsky, qui voulait en faire l’embryon d’une armée juive. En 1920, Jabotinsky reçoit une décoration pour son rôle pendant la guerre, décoration qu’il rend peu après.

Il fonde alors à Jérusalem un groupe d’autodéfense autour du club de sport des Maccabées. Celui-ci rassemble environ deux cents membres et interviendra lors des émeutes de Jérusalem début avril 1920 afin de défendre les Juifs des violences physiques commises à leur égard. À la suite de ces émeutes, Jabotinsky est condamné à quinze ans de prison. Sa peine est rapidement commuée à un an de prison, et il est emprisonné à la prison d’Acre. Il est libéré le 8 juillet 1920, sur ordre du nouveau Haut-Commissaire, Herbert Samuel, à la suite de la prise de poste de celui-ci, le 30 juin 1920.

La formation du parti sioniste révisionniste
En 1921, Jabotinsky est élu membre de la direction de l’Organisation sioniste mondiale (OSM), direction qu’il quittera en 1923, à la suite de divergences de vue profondes avec Chaim Weizmann, autre père du sionisme, et avec la gauche sioniste.

La divergence débuta par l’acceptation en 1923 par l’OSM du retrait de l’émirat de Transjordanie (actuelle Jordanie), des terres susceptibles d’accueillir l’immigration juive et le « foyer national juif de Palestine ». La gauche comme la droite avaient protesté contre cette interprétation de la déclaration Balfour, mais sous la pression britannique Chaim Weizmann avait fini par accepter et la ratifier.

Suite vers l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Jabotinsky


0

0

Partager l'article :