Faire un don / Payer sa cotisation

Faites un don ou payer votre cotisation à la MCI

Notre communauté à besoin de vous. Votre soutien nous permet de faire vivre la Maison Communautaire Israélite.

KHAZARS

Religion

theme_actu-en-avt_icn-like theme_actu-en-avt_icn-like Aimer l'article

Wikipedia (lien en fin d’article)

Les Khazars sont un peuple turcique dont l’existence est attestée entre les VIe et XIIIe siècles de notre ère.

Au VIIe siècle, les Khazars s’établissent en Ciscaucasie, aux abords de la mer Caspienne, grâce à plusieurs succès militaires sur les Sassanides, dynastie zoroastrienne, et contre le califat établi en-deçà de la Ciscaucasie. Ils empêcheront ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Les Khazars s’allient à l’Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus’ de Kiev. En raison de leurs relations commerciales avec les Radhanites, une partie d’entre eux se convertit au judaïsme, qu’ils établissent comme religion d’État.

À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlent un vaste territoire qui semblerait correspondre à ce que sont aujourd’hui le sud de la Russie, l’Ukraine, la Crimée septentrionale, le Kazakhstan occidental et plusieurs régions de Transcaucasie telles que les États actuels d’Azerbaïdjan, de Géorgie et d’Arménie.

Le khaganat khazar devenant une des principales puissances régionales, les Byzantins rompent leur alliance et se rallient aux Rus’ et Petchénègues, récemment chassés de leurs terres par les Oghouzes.

Vers la fin du Xe siècle, l’Empire khazar s’affaiblit progressivement, jusqu’à être intégré à la Rus’ de Kiev. S’ensuivent des déplacements de populations, rythmés par les invasions successives des Rus’, des Coumans et probablement de la Horde d’or mongole.

Les tribus rassemblées au sein de l’empire des Khazars ne constituent pas une entité unifiée mais plutôt une confédération de peuples nomades de la steppe eurasienne, dominée par une composante turcophone. Beaucoup de groupes turcs, tels que les peuples de langues oghoures, qui rassemblent les Saragoures, les Oghours, les Onoghours et les Bulgares, déjà présents au sein de la confédération de Tiele, sont attestés assez tôt dans l’ensemble khazar. Ils ont été poussés vers l’ouest par les Sabires, qui eux-mêmes fuient les Avars et commencent à se répandre dans la zone comprise entre la Volga, la mer Caspienne et la mer Noire dès le IVe siècle. Ils sont notamment mentionnés par l’historien Priscus en 463. Tous ces peuples viennent des confins mongols et sibériens et émergent après l’effondrement de l’Empire hunnique. Une alliance de ces tribus turques, rassemblant aussi des peuples iraniens, proto-mongols et paléo-sibériens, triomphent du khanat de Ruanruan en 552 et se dirigent vers l’ouest, amenant avec eux tout un conglomérat multi-ethnique originaire de Sogdiane.

Le clan dominant au sein de cette confédération semble être celui des Ashinas, issu du khaganat turc occidental. Néanmoins, l’historien Constantin Zuckerman est plus sceptique sur le rôle des Ashinas dans la fondation de l’ensemble khazar. Golden note que les sources chinoises et arabes concordent et fait l’hypothèse que leur chef pourrait être Irbis Seguy qui disparaît vers 651, rattaché au clan des Nushibis. Dans tous les cas, cette confédération atteint la région des Akatziris située au nord de la mer Noire et qui sont d’importants alliés des Byzantins à l’époque de leur guerre contre Attila.

Apparition de l’empire des Khazars
Un État embryonnaire se constitue vers 630, profitant de l’effondrement du khaganat des Göktürks. Ces derniers ont dominé la région de la Volga à partir de 549, aux dépens des Avars, obligés de fuir vers la Pannonie. Le clan des Ashinas apparaît vers 552 quand ils battent les Ruanruan(s) et fondent le khaganat des Göktürks. En 568, ils forment une alliance avec les Byzantins contre les Sassanides. Par la suite, une guerre intestine éclate entre les Göktürks orientaux et le khaganat turc occidental, à la mort de Taspar Qaghan, qui ouvre une lutte de succession entre son héritier désigné, Apa Qağan et celui nommé par le conseil tribal, issu des Ashinas, Ishbara Qaghan.

Au cours des premières décennies du VIIe siècle, Tong Yabghu Qaghan parvient à stabiliser le Khaganat turc occidental mais, dès sa mort, il se dissout après avoir été un allié précieux des Byzantins face aux Sassanides. En effet, il subit la pression intense des armées de la dynastie Tang qui pénètre en Asie centrale. Deux fédérations émergent de cet effondrement, composées chacune de cinq tribus. Pendant un temps, elles s’opposent aux Tang dans le Turkestan oriental tandis qu’à l’ouest, deux États nomades apparaissent : l’Ancienne Grande Bulgarie dirigée par Koubrat et la confédération Nushibi. Koubrat devient le principal rival des Avars dans la région du Kouban alors que le khaganat des Khazars commence à se structurer, plus à l’ouest, probablement dirigé par un rejeton des Ashinas. Si les Tang s’imposent en Orient, en Occident tant les Bulgares que les Khazars dominent la steppe. Finalement, les Khazars s’imposent et les Bulgares se soumettent ou bien décident de pénétrer plus loin vers les Balkans, sous la direction d’Asparoukh qui défait les Byzantins lors de la bataille d’Ongal, à l’été 680.

C’est donc sur les décombres d’un empire steppique que se constitue celui des Khazars. Après s’être imposé sur la région de la basse Volga jusqu’aux espaces entre le Danube et le Dniepr, le khaganat des Khazars devient la force dominante de la steppe eurasiatique vers 670. Selon Omeljan Pritsak, la langue de la fédération bulgare devient la lingua franca de l’Empire khazar, qui impose une sorte de Pax Khazarica. La Khazarie domine alors le commerce de la région, permettant aux marchands venus d’Europe de transiter à travers les vastes plaines de l’Europe orientale en sécurité. Rapidement, la Khazarie fait figure de puissance majeure de l’époque, comme l’attestent les écrits de Ibn al-Balhî. Celui-ci affirme que le shah des Sassanides, Khosro Ier, ne considère que trois autres empires comme ses égaux : la Chine, l’Empire byzantin et l’Empire khazar. Bien que cette affirmation soit anachronique, étant donné que Khosro règne à une époque où les Khazars n’ont pas encore percé, elle démontre que ceux-ci sont considérés par leurs contemporains comme une grande puissance.

Hypothèses sur les origines
Les liens génétiques des sépultures des sites de type Novinki avec l’Asie centrale et intérieure sont conformes aux faits historiques et archéologiques selon lesquels les Khazars venaient du territoire du Khanganat turc occidental.

Enfin, une autre thèse, celle de la caste royale des Khazars, autoproclamée descendante de Kozar (ru), un des fils de Togarma, petit-fils de Japhet selon la Table des nations des premiers chapitres du Livre de la Genèse, est probablement due à sa conversion au judaïsme. Elle donna cependant naissance à de nombreuses spéculations ; selon l’une d’elles, consignée dans l’un des manuscrits de la Guéniza du Caire étudiés par Solomon Schechter, les Khazars descendraient pour une partie au moins des tribus perdues d’Israël. Quelques historiens, dont Yair Davidiy, souscrivent à cette thèse « conciliante » suggérant que les juifs ashkénazes d’Europe du Nord, pour certains héritiers des Khazars, sont des convertis au judaïsme.

Concernant leur expansion et leur territoire, Ibn Rustah écrit « le pays des Khazars est vaste ». Alexei Terechtchenko dans L’Empire khazar explique que le territoire est situé dans le Daghestan actuel et que leurs centres principaux étaient Balanger (Varatchan) et Samandar (en). Il ajoute qu’ils ne contrôlaient pas totalement le sud du Caucase à cause de la présence des Alains, bien que ces derniers aient été fidèles aux Khazars. Le territoire de l’empire était donc beaucoup plus étendu vers le nord avec des colonies le long du Don et de la Volga ; la frontière atteignait le Danube. Ainsi l’espace que contrôlaient les Khazars comprenait selon Terechtchenko « une grande partie de l’Ukraine et de la Russie méridionale ».

Tribus khazares
L’organisation tribale des Khazars semble complexe. Ils auraient été divisés entre « Khazars blancs » et « Khazars noirs ».

Le géographe médiéval persan Istakhri avait établi une différence raciale entre ces deux castes: « les Khazars ne ressemblent pas aux Turcs. Ils ont les cheveux noirs et sont de deux sortes : les Khazars Noirs (Kara-Khazars) qui ont le teint basané ou très sombre comme certains Indiens, et les Khazars Blancs (Ak-Khazars), qui sont d’une beauté frappante, mais rien ne semble corroborer cette thèse, peut-être extrapolée des termes « noirs » et « blancs » qui renvoient en réalité à une symbolique spatiale (« noir » pour le nord, « blanc » pour le sud — voir plus tard les Kara Koyunlu, Moutons noirs turcomans, et Ag Koyunlu, Moutons blancs turcomans).

Vers l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Khazars


0

0

Partager l'article :