Découverte de gravures de navires de l’époque byzantine, dans une église du Neguev.

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L’endroit, situé au sud de la ville bédouine de Rahat, était sans doute la première étape des pèlerins chrétiens arrivés par la mer à Gaza pour visiter la Terre Sainte. Par GAVRIEL FISKE (Times of Israël)

Les fouilles d’une église de l’époque byzantine située dans le nord du désert du Neguev ont permis de mettre à jour des gravures murales de navires vieilles de 1 500 ans, probablement laissées par des pèlerins chrétiens arrivés par la mer en Terre Sainte.

Ces gravures ont été découvertes dans le cadre des travaux archéologiques menés sur le chantier de fouilles, a indiqué jeudi l’Autorité israélienne des antiquités (IAA) par voie de communiqué.

Cette église ancienne est située au sud de la ville bédouine de Rahat, dans une zone destinée à la construction de nouveaux logements. Elle se trouve « à une demi-journée seulement de marche » d’une voie romaine qui menait du port côtier de Gaza à Beer Sheva, ajoute l’IAA, ce qui explique la présence de dessins de navires en plein désert.

Cette église – et plus globalement la région de Rahat – étaient sans doute la toute première étape des pèlerins fraîchement débarqués, avant qu’ils ne se rendent sur les sites chrétiens de Jérusalem, Bethléem, dans le Neguev ou encore le Sinaï.

« Les pèlerins devaient visiter l’église et laisser une trace de leur passage avec ces dessins de navires sur ses murs. Le navire est un ancien symbole chrétien, mais apparemment, dans ce cas, il s’agissait de véritables représentations de navires, ceux à bord desquels ils avaient embarqué pour se rendre en Terre Sainte », expliquent les archéologues.

Ces travaux récents ont été menés par les archéologues de l’IAA Oren Shmueli, Elena Kogan-Zehavi et Noé David Michael, en collaboration avec le professeur Deborah Cvikel du département des civilisations maritimes de l’Université de Haïfa.

L’un de ces dessins est fait d’un simple trait, avec une proue légèrement pointue et des rames discernables des deux côtés, semblable à certains dessins de navires laissés par les pèlerins dans l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, relève Cvikel.

« Un autre dessin représente ce qui semble être un navire à deux mâts. Le grand mât n’a pas de voile, mais semble présenter un petit drapeau dans sa partie supérieure. Le mât de misaine est légèrement incliné vers la proue et porte une voile connue sous le nom d’artémon. La précision des détails est un signe de la familiarité de l’artiste avec la vie maritime », ajoute Cvikel.

De semblables gravures de navires, vieilles de 2 000 ans, ont été découvertes il y a de cela plusieurs années sur les murs d’une ancien réservoir à Beer Sheva.

Les dessins de navires de l’église de Rahat, et d’autres découvertes archéologiques faites dans la région, seront exposées lors d’une conférence spéciale de l’IAA au Centre Municipal pour la Culture de Rahat le mardi 4 juin. L’événement est ouvert au public.


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