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UNmasked : Comment le parti pris contre Israël s’est ancré au cœur du système

Institutions

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Ministère des Affaires étrangères d’Israël – LinkedIn (lien en bas de page)

Plongée au cœur de l’infrastructure permanente de l’ONU qui soumet le seul État juif au monde à des normes appliquées à aucun autre pays.

Chaque institution obéit à des incitations.

Les journaux ont besoin d’histoires.

Les universités ont besoin de recherches.

Les organisations ont besoin de missions pour perpétuer leur existence.

L’Organisation des Nations Unies ne fait pas exception.

Depuis plusieurs décennies, un mal insidieux se propage au sein de l’ONU, entièrement voué à la dénigrement d’Israël. Il dispose de ses propres agences permanentes, comités, budgets et effectifs. Ensemble, ils produisent un flux ininterrompu de faux rapports, d’enquêtes manipulées et de résolutions biaisées qui façonnent l’opinion internationale sur Israël et continuent d’alimenter ce système.

La question n’est plus de savoir si certains fonctionnaires font preuve de partialité. À un moment donné, la partialité a cessé d’être un défaut du système : elle est devenue le système lui-même.

La promesse d’un traitement équitable

Née des cendres de la Seconde Guerre mondiale et des horreurs de la Shoah, l’ONU a été fondée en 1945 par 51 membres fondateurs, tous animés par une mission ambitieuse : préserver les générations futures du fléau de la guerre, défendre les droits de l’homme et garantir l’application équitable du droit international. L’égalité de traitement n’était pas une simple aspiration, c’était la pierre angulaire de la crédibilité et des valeurs de l’institution.

Aujourd’hui, l’ONU est un acteur essentiel de la diplomatie, du droit international, de la couverture médiatique et de l’opinion publique mondiale. Ses rapports sont perçus comme faisant autorité et dignes de foi par les gouvernements et les journalistes du monde entier. Cette influence s’accompagne d’une responsabilité immense : celle d’appliquer ses normes de manière impartiale. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’Israël, une démocratie vibrante qui a rejoint l’ONU en 1949, le bilan de l’institution raconte une tout autre histoire.

Considérez les chiffres. De 2015 à 2025, Israël a fait l’objet de plus de résolutions critiques de l’Assemblée générale que l’ensemble du reste du monde réuni, neuf années sur onze. Au cours de cette période, l’Assemblée générale a adopté 109 résolutions critiques visant spécifiquement Israël, contre 83 ciblant tous les autres pays réunis.

Le déséquilibre est d’autant plus frappant lorsqu’on le compare à la gravité des actes commis par d’autres gouvernements. Une analyse comparant les condamnations de l’ONU aux scores de gouvernance de Freedom House montre qu’Israël a subi considérablement plus de condamnations que des États autoritaires radicaux comme la Syrie, l’Iran ou la Corée du Nord. C’est parfaitement injustifiable et aberrant.

Israël est une démocratie qui défend les valeurs libérales occidentales, l’État de droit, l’égalité des droits humains et la liberté de religion pour l’ensemble de ses citoyens. Cette disparité soulevè une question fondamentale : l’attention de l’ONU est-elle réellement motivée par la gravité du bilan d’un pays en matière de droits de l’homme, ou par tout autre chose ?

Si Israël respecte des normes que ces régimes violent systématiquement tout en subissant une condamnation plus lourde, le problème ne réside pas dans les droits de l’homme. Le véritable sujet est cette fixation disproportionnée sur le seul État juif au monde.

Cette disparité n’a rien d’un hasard : elle est directement intégrée aux rouages mêmes de l’ONU.

La mécanique d’un deux poids, deux mesures

Le problème va bien au-delà de quelques rapports isolés ou de fonctionnaires controversés. Au fil des décennies, l’ONU a mis en place un niveau de contrôle institutionnel autour d’Israël qui n’existe pour aucun autre État membre.

Au Conseil des droits de l’homme, tous les autres pays sont examinés au titre du point 2 de l’ordre du jour. Seul Israël est relégué à un point 7 spécifique, entraînant une surveillance obsessive à chaque session. S’y ajoutent une commission d’enquête permanente au mandat illimité ainsi qu’un mandat permanent de rapporteur spécial.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. En 1975, des États alignés sur le bloc soviétique, arabo-musulmans pour la plupart, ont uni leurs forces pour cibler Israël tout en contestant la crédibilité de son plus proche allié, les États-Unis. Cette coalition a contribué à faire adopter la résolution 3379, déclarant que « le sionisme est une forme de racisme ».

Le sionisme est le mouvement pour la souveraineté du peuple juif sur sa terre ancestrale. Pour tout autre peuple, le principe d’autodétermination serait largement défendu par la communauté internationale.

Bien que cette résolution ait été abrogée en 1991, la logique politique a subsisté. Ces mêmes dynamiques de bloc permettent d’expliquer pourquoi les résolutions anti-israéliennes bénéficient de majorités acquises d’avance à l’ONU. Elles ont réémergé lors de la conférence de Durban contre le racisme en 2001, où Israël est redevenu une cible centrale. Ce qui avait commencé comme des alliances politiques s’est transformé en un modèle durable qui continue de dicter le traitement réservé à Israël par l’ONU.

Au-delà du Conseil des droits de l’homme, cette infrastructure est encore plus vaste. L’ONU maintient une Division des droits des Palestiniens, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, ainsi que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), une agence pour les réfugiés exclusivement consacrée à la question palestinienne.

Ce dispositif met en lumière une contradiction fondamentale. De nombreux Palestiniens classés comme réfugiés vivent dans les territoires palestiniens, y compris dans des zones où l’Autorité palestinienne exerce des responsabilités gouvernementales majeures, tout en conservant un statut spécial de réfugié sous le cadre de l’UNRWA.

Aucune autre population de réfugiés ne bénéficie d’une agence et d’un cadre institutionnel dédiés équivalents. L’UNRWA a été créée comme une agence d’aide temporaire ; pourtant, plus de sept décennies plus tard, elle subsiste, le statut de réfugié étant transmis aux descendants des réfugiés d’origine. Au lieu de guider la question des réfugiés vers une résolution, le système a permis au statut de réfugié de se perpétuer de génération en génération.

Pendant ce temps, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) est devenu l’une des sources d’information les plus influentes de l’ONU, produisant un flux constant de rapports qui orientent la couverture médiatique, le discours diplomatique et les procédures juridiques internationales.

L’origine de ces chiffres pose elle aussi question. L’OCHA collecte ses données auprès des autorités de Gaza, sous le contrôle du Hamas, alors même que le Hamas est classé comme organisation terroriste par les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et d’autres pays. Un rapport de l’ONU de 2025 du « Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes » reconnaît explicitement avoir reçu des informations du « ministère de la Santé de Gaza », qui n’est autre qu’une branche de l’organisation terroriste du Hamas. La contradiction est saisissante : les statistiques d’une organisation terroriste désignée sont utilisées pour délégitimer et démoniser une démocratie, Israël.

Ces organes forment une bureaucratie permanente alimentée par des milliards de dollars de fonds publics annuels. La question n’est plus de savoir si tel ou tel rapport est équitable. La question est de savoir si une institution peut rester neutre lorsqu’un écosystème entier de comités, d’enquêteurs, d’agences et de mécanismes de rapport est dédié à l’examen d’un État membre au-dessus de tous les autres — une démocratie dont le seul véritable tort est d’être le seul État juif au monde.

Il ne s’agit pas d’un contrôle occasionnel. Il s’agit d’un système à deux poids, deux mesures institutionalisé et rendu permanent.

En résumé

Le danger posé par l’ONU va bien au-delà du traitement injuste réservé à Israël. Lorsque l’organisation se focalise à l’excès sur la condamnation d’une démocratie plutôt que sur les régimes qui violent systématiquement les libertés qu’elle a été créée pour défendre, elle vide le terme « droits de l’homme » de son sens. Des principes censés être universels sont devenus des instruments politiques, appliqués au seul gré des majorités, des alliances et des agendas.

Israël exige ce que l’ONU a promis à chaque nation dès le premier jour : un traitement équitable selon des normes identiques. Tant que ce ne sera pas le cas, il ne s’agira plus de savoir si l’institution est biaisée contre Israël, mais si une institution qui applique ses principes de manière aussi sélective peut encore prétendre à l’autorité morale de parler en leur nom.

Des principes universels appliqués de manière sélective ne peuvent plus être qualifiés d’universels.

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