Faire un don / Payer sa cotisation

Faites un don ou payer votre cotisation à la MCI

Notre communauté à besoin de vous. Votre soutien nous permet de faire vivre la Maison Communautaire Israélite.

La Maison des enfants de Moissac

Institutions

theme_actu-en-avt_icn-like theme_actu-en-avt_icn-like Aimer l'article

Le Monde Juif .info – Facebook

Moissac entre dans l’Histoire: la maison qui sauva 500 enfants juifs entre enfin dans l’Histoire

Il aura fallu attendre plus de 80 ans.

La Maison des enfants de Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, où près de 500 enfants juifs furent protégés pendant la Seconde Guerre mondiale, vient d’être officiellement inscrite au titre des Monuments historiques.

L’arrêté préfectoral a été pris le 28 septembre 2026. La protection concerne l’ensemble du bâtiment, mais aussi sa cour, son sol et son sous-sol ainsi que plusieurs éléments intérieurs.

Entre 1939 et 1943, cette maison fut un refuge extraordinaire.

Dirigée par Shatta et Bouli Simon, membres des Éclaireurs israélites de France, elle accueillit des centaines d’enfants juifs venus de différents pays d’Europe.

Et l’histoire de Moissac possède une particularité bouleversante : aucun ! des quelque 500 enfants passés par la maison ne fut arrêté ni déporté.

Ce sauvetage fut rendu possible non seulement par ceux qui dirigeaient la maison, mais aussi par toute une chaîne de solidarité dans la ville.

Moissac, une ville de Justes !

Lorsque les rafles menaçaient, les enfants étaient prévenus, dispersés et cachés. Des habitants les accueillaient d’autres fournissaient de faux papiers ou gardèrent simplement le silence.

Plusieurs Moissagais ont depuis été reconnus Justes parmi les Nations.

Parmi les anciens enfants sauvés se trouve Jean-Claude Simon, aujourd’hui président de l’association Moissac, ville de Justes oubliée. Depuis quinze ans, il se battait pour obtenir cette reconnaissance.

À l’annonce de l’inscription, il a simplement déclaré :

« Enfin ! Il était temps. »

Dans la maison, il reste peu de traces matérielles de ces années.

Mais sur l’une des fenêtres demeure encore un mot gravé : « amour ».

Plus de huit décennies après que ces murs aient protégé des enfants promis à la persécution, désormais, officiellement, ces murs qui les ont sauvés sont maintenant aussi protégés à vie.


0

0

Partager l'article :